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Editorial

Ca y est .. le Tribunal a rendu ce 23 juin ses conclusions :
- Annulation de la modification simplifiée du PLU de Roybon
- Annulation du permis de construire

Les magistrats sont arrivés à cette conclusion suite à un vice de forme dans la procédure de constitution du dossier de révision du PLU ...

Première victoire réjouissante mais ..Car il y a un mais .. Allons-nous enfin pouvoir parler du fond du dossier à savoir que ce projet n’est pas bon pour la collectivité ?
- Avec l’équivalent d’une ville de 7500 habitants, il menace la ressource en eau locale, déja mal empoint avec l’actuelle sécherresse
- Des sommes énormes d’argent publique sont englouties dans ce projet monté par une multinationale dont l’effet de levier sur l’emploi est déplorable .. Les sommes totales cumulées correspondent à 20 ou 30 ans de salaires pour chaque équivalent temps plein créé !! En vérité, on pourrait en très peu de temps créer 4 fois plus d’emplois durables, avec uniquement les 30 millions qui sont prêtes à verser les collectivités.
- Des étendues gigantesques sauvages, sont confiées à un investisseur peu scrupuleux de défricher 92 hectares de forêt. Il restera certes des arbres, mais quid des animaux et plantes au sol ? Quid de l’impact sur les sources environnantes, le milieu de l’écrevisse à pied blanc ?

Des élus commencent à se manifester ça et là pour critiquer cette aberration malgré l’omerta ambiante qui plane sur ce projet.

Les bouches se délient, les coeurs s’ouvrent ... Il est grand temps de dire Stop !

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En conclusion, les dossiers soumis à l’enquête publique ne répondent pas à l’ensemble de nos interrogations en matière de prise en compte des enjeux environnementaux et maintiennent nos inquiétudes quant à l’existence d’impacts irréversibles sur la zone humide, l’hydrologie du site, la ressource en eau, en particulier en termes de solidarité amont- aval et sur les espèces patrimoniales et le corridor biologique.

Par ailleurs, l’analyse d’un tel dossier, en amont de la demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau, nous semble inverse à l’ordre logique.

Enfin, il nous semble indispensable d’avoir en tête que quelles que soient la nature et l’ambition des mesures compensatoires envisagées, la destruction d’une zone humide présente un caractère irréversible. Il est impossible de reconstituer de toutes pièces des écosystèmes qui ont mis des centaines voire des milliers d’années à se constituer et présentent des interactions extrêmement complexes entres espèces, microorganismes et milieu physique.

Aussi, malgré tout le sérieux apporté à la constitution du dossier et indépendamment du fait que la FRAPNA apporte son tribu à la mise en place d’actions exemplaires, elle attire son attention sur l’impact considérable du projet sur un milieu pour lequel le département, au regard des espèces en présence et de l’enjeu « eau » a une responsabilité qui va au-delà de ses frontières.

Conclusion de la position de la FRAPNA Isère ( caution environnementale du projet ) du 4 juin 2010 lors de l’enquête publique sur le permis de construire du Center Parcs ( voir le document dans son entier )



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